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Découvrez les nouveaux nano drones FPV Flywoo Firefly 20PRO 4S et 25MINI 3S. Leur atout ? Un système ingénieux pour partager un seul module vidéo DJI O4 Pro.
L'univers du FPV (First Person View) est en constante évolution, tiraillé entre la quête de performances toujours plus poussées et la nécessité de maîtriser les coûts d'équipement. Dans ce contexte, le fabricant Flywoo frappe un grand coup en dévoilant deux nouveaux nano drones : le Firefly 20PRO 4S et le Firefly 25MINI 3S. Si ces deux machines affichent des caractéristiques de vol bien distinctes, elles partagent une innovation majeure qui risque de séduire de nombreux pilotes : la possibilité d'utiliser un seul et même module de transmission vidéo DJI O4 Pro pour les deux appareils.
Cette approche modulaire répond à une problématique bien connue des passionnés de FPV : le coût exorbitant des systèmes de transmission vidéo numériques haute définition. En permettant de basculer le coûteux module DJI d'un châssis à l'autre en quelques minutes, Flywoo propose une solution économique sans compromis sur la qualité d'image.
Le cœur de cette nouveauté réside dans la conception ingénieuse de la plaque supérieure (top plate) des châssis Firefly. Flywoo a développé un support spécifique destiné à accueillir le module DJI O4 Pro, réputé pour sa qualité d'enregistrement 4K et sa transmission vidéo d'une fluidité exemplaire.
L'idée est brillante de simplicité : au lieu d'acheter un module vidéo pour chaque drone, le pilote n'a besoin que d'un seul DJI O4 Pro. Le transfert du système vidéo d'un drone à l'autre s'effectue en retirant simplement quatre vis. Selon le fabricant, cette opération prend moins de trois minutes et ne nécessite aucune soudure, le système de propulsion restant fixé sur la plaque inférieure. Cette modularité permet de passer d'une configuration de vol cinématique (avec le 25MINI) à une machine taillée pour la vitesse (le 20PRO) avec une facilité déconcertante.
Malgré leurs vocations différentes, les deux modèles partagent une base technique robuste. Ils sont tous deux équipés d'un contrôleur de vol GOKU F405 SE, intégrant un ESC 4-en-1 de 20A et une Blackbox de 8 Mo pour l'analyse des données de vol. La motorisation est confiée à des moteurs ROBO 1303 de 6000KV, entraînant des hélices tripales de la série 2520-3. L'alimentation s'effectue via un connecteur XT30, standard sur ce format de machine. Flywoo souligne également un travail d'optimisation des PID en usine, garantissant une stabilité remarquable et une absence de vibrations dès la sortie de boîte.
Le Firefly 25MINI 3S se positionne comme le choix idéal pour les vols fluides et la captation d'images cinématiques. Conçu pour accueillir des batteries LiPo 3S allant de 550 à 1000 mAh, il privilégie l'autonomie et la stabilité.
Avec une batterie de 1000 mAh, Flywoo annonce un temps de vol impressionnant pouvant atteindre 12 minutes. Ce drone, pesant 113,5 grammes à vide, est parfait pour ramener des séquences vidéo époustouflantes en 4K stabilisées grâce au DJI O4 Pro, tout en profitant du profil colorimétrique D-Log M pour une flexibilité maximale en post-production.
À l'opposé, le Firefly 20PRO 4S s'adresse aux pilotes avides de sensations fortes et de vols engagés, typiques des compétitions FPV ou du "bando bashing". Plus nerveux, il accepte des batteries LiPo 4S (de 550 à 700 mAh) pour délivrer une puissance redoutable.
Flywoo revendique une vitesse de pointe pouvant atteindre 120 km/h, une performance remarquable pour un appareil de cette taille (113 grammes sans batterie). Revers de la médaille, cette débauche d'énergie réduit l'autonomie à environ 6 minutes avec une batterie de 750 mAh. C'est la machine parfaite pour les manœuvres acrobatiques violentes et les passages dans des espaces restreints.
L'utilisation de ces nano drones FPV s'inscrit dans le cadre strict de la réglementation européenne sur les drones, qui a connu des évolutions majeures ces dernières années.
Il est crucial de noter que les versions "prêtes à voler" (BNF) équipées d'usine du DJI O4 sont considérées comme des drones sans indication de classe mis sur le marché après le 1er janvier 2024. À ce titre, ils ne sont théoriquement pas autorisés à voler dans la catégorie Ouverte en Europe.
Cependant, une subtilité réglementaire offre une porte de sortie intéressante : les versions vendues nues, destinées à être équipées du DJI O4 Pro par l'utilisateur, entrent dans la catégorie des drones construits à titre privé. Cette classification leur permet d'être exploités dans la catégorie Ouverte, sous-catégorie A3 (vol loin des personnes et des zones résidentielles, commerciales, industrielles ou récréatives), car leur vitesse maximale dépasse les 68,4 km/h (19 m/s). Les pilotes devront donc s'assurer de posséder la formation A1/A3 requise pour opérer ces machines en toute légalité.
Les deux modèles sont proposés à des tarifs identiques, reflétant leur positionnement complémentaire. Le châssis nu (sans le module DJI O4 Pro) est affiché à partir de 139 €, tandis que la version complète incluant le système vidéo grimpe à environ 382 €. Ils sont d'ores et déjà disponibles sur la boutique officielle de Flywoo.
En proposant cette solution de VTX partagé, Flywoo démontre une excellente compréhension des attentes de la communauté FPV. Reste à voir si cette initiative inspirera d'autres constructeurs à adopter des approches similaires pour démocratiser l'accès à la vidéo numérique haute définition.
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